Etre charismatique, ce n’est pas…

Etre charismatique, au sens chrétien, ce n’est pas avoir des qualités en plus.

C’est avoir l’expérience de recevoir des « dons » – des cadeaux!  – du Seigneur.

C’est Lui qui donne! Quand il veut.

Le groupe des disciples…

A l’époque de Jésus, un habitant de Palestine pouvait rencontrer un jour, dans sa ville, un des « soixante-douze » disciples envoyés par Jésus (Luc 10). Et il pouvait lui-même devenir disciple.
Ces disciples faisaient des miracles. On pourrait dire – avec l’évangéliste Jean – que, comme Jésus, ils faisaient des signes.

Depuis plus de cent ans maintenant, l’Esprit Saint s’est révélé d’une façon renouvelée, et a fait des disciples. Je suis maintenant un de ces disciples. Et l’Esprit continue, en attendant que je puisse, comme on nous y a encouragés hier, faire des guérisons ou autres « signes », à me donner de petits signes.
Ce fut le cas hier soir, où une soeur du Chemin Neuf était au groupe de prière, de façon absolument inattendue, venant de Nazareth où je l’avais rencontrée. Or, au cours de l’après midi d’hier, la vierge Marie avait été très présente dans ma prière, d’une façon nouvelle, …

Nazareth pour moi, c’était, et c’est de façon évidente, Marie. Le point de départ de la révélation nouvelle. Ce fut pour moi le point fort du voyage en Terre sainte.

A Nazareth en Galilée
L’ange de Dieu vint annoncer :
« Réjouis-toi Vierge bénie
Cachée à l’ombre de l’Esprit. » (Chant CCN)

Faut-il témoigner? Il me semble que oui.

Souffle d’en haut…

Notre vie de foi utilise inévitablement, je pense, des images.
Pour ma part je n’hésite pas à me représenter à l’occasion, comme s’il était visible, tel ou tel fait « de l’au-delà »: par exemple Jésus venant à côté du prêtre à l’autel; ou encore, en regardant le plafond de la chapelle pendant la messe de semaine, j’imagine que ceux que nous avons connus sont là, et nous regardent; et nous aiment (voir ici).
Nous sommes reliés au ciel; et j’aime utiliser des images sur lesquelles je peux m’appuyer dans ma vie spirituelle.

C’est ainsi qu’a débuté il y a quelques jours ma réception du baptême dans l’Esprit.
J’étais allongé sur le dos, et j’ai imaginé quatre personnes précises, décédées, très chères et bien différentes l’une de l’autre, qui étaient « là haut » au dessus de moi, et qui ouvraient en quelque sorte une portion du voile qui nous sépare des réalités supérieures. Chacune tenant un côté d’un carré formant ouverture, l’Esprit pouvait venir sur moi avec puissance, par l’espace ainsi ouvert. C’était un souffle, descendant un peu comme si c’était un tuyau souple.

Cette image m’est restée, et je l’ai réutilisée ensuite. Mais ce jour là, c’est allé plus loin, c’est à dire que j’ai demandé à ces personnes d’ouvrir plus grand l’espace, pour que tout mon corps en bénéficie. J’étais, je crois, les bras en croix, et j’ai demandé à l’Esprit de venir complètement en moi.

Et j’ai imaginé depuis que chacun d’entre nous peut ainsi bénéficier de personnes qui dirigent sur lui un souffle d’Esprit vivant !

Allant plus loin, je me suis représenté les liens qui pourraient exister, dans l’au-delà, entre ces tubes qui descendent nous faire vivre dans l’Esprit. Ainsi, par rapport à une personne avec qui j’ai un peu de mal, j’ai imaginé un lien entre mon « tuyau » et le sien: j’ai pensé à une sorte de connexion entre ces deux tuyaux. La paix s’est établie en moi: un lien spirituel fort, une relation dans l’Esprit, commençait à exister entre elle et moi (même si moi seul la visualise ainsi; la ressent ainsi).

Cela s’applique à toute relation avec une autre personne. Aujourd’hui par exemple il m’est arrivé, tandis que j’étais avec quelqu’un, de visualiser intérieurement cette liaison forte existant entre nous par cette communication des « tuyaux ».
Un état de prière permanent s’est établi.

Je me ressens maintenant comme relié à toute personne que je vois; avec qui je parle.

P.S. le 11.12.19: Voir un excellent article, notamment sur l’effusion de l’Esprit, en http://renouveau.bm.over-blog.com/pages/LE_BAPTEME_DANS_LESPRIT-1154893.html

Sur le blog principal: « Comment.. »

« Comment peut-on être charismatique? »

« Il n’est pas ici! » (Retour de Terre Sainte)

Je viens de passer une brève semaine à Jérusalem et Nazareth.
Avant de partir déjà, cette phrase des anges me travaillait: « Ne cherchez pas parmi les morts celui qui est vivant! » (Luc 24,5 et parallèles)

Et c’est un bouleversement spirituel qui s’est produit pour moi là bas. Certes, il n’est plus présent dans ces lieux saints, mais il y a été présent ! Et Marie sa mère aussi.
Ils ont marché sur ces chemins ! C’était leur pays; c’est là qu’ils ont vécu! Dans ce pays où j’ai marché à leur suite.
Des pleurs abondants m’envahissent quand j’y pense.

Ma prière est devenue, depuis le retour, beaucoup plus fréquente; dans la paix.

Présentation du réveil charismatique

C’est un billet que j’ai placé sur mon blog principal.
http://www.plestang.com/blog/2019/le-reveil-charismatique-presentation

 

Lumière vers le ciel

Comme je l’ai déjà écrit, mais peut-être seulement sur Twitter ou sur Facebook, je prie souvent ces jours-ci pour Mrs Theresa May  et pour M.Macron, vu leurs lourdes responsabilités (Brexit, Gilets jaunes).

Ma prière, je ne sais plus si je l’ai écrit, est une série de Notre père ou de Je vous salue Marie, en disant les syllabes    sur le rythme du coeur:  manière facile de ne pas réciter trop vite. Et je prie successivement pour diverses personnes.

Aujourd’hui, en priant, une image m’est venue: comme beaucoup d’autres, je relie en somme la terre au ciel par ma prière: et j’ai vu cela comme si, perçant la dure carapace de la terre, les priants étaient.. des trous ! Qui font monter la lumière, cachée auparavant, droit vers le ciel, comme autant de rayons verticaux, de lumières vers le ciel.

Tous « à l’école »

Aujourd’hui à la messe, en regardant les quelques dizaines de charismatiques présents, j’ai imaginé Dieu et quelques saints qui regardent « notre classe », là, dans l’église, et qui connaissent chacun, comme des parents ou des enseignants peuvent connaître les enfants d’une classe: chacun est différent; chacun est aimé comme il est, et en train de grandir.

« Le jour où vous serez à l’aise avec un charisme… »

Je re-parcours le livre de Alain Noël « L’ADN du chrétien », livre dont le titre m’a toujours gêné, et qu’en fait je n’ai jamais lu.

Je tombe sur la phrase suivante, page 102:
« L’exercice des charismes met toujours mal à l’aise. Sachez que le jour où vous serez à l’aise avec un charisme, vous pourrez être quasiment sûr qu’il n’est pas en train de s’exercer. Vous aurez pris la place de l’Esprit Saint et c’est votre imagination qui sera à l’oeuvre ».

Pas mal, non?

Puis, après avoir rappelé ce que dit Saint Paul sur la charité (1 Co 13), il ajoute (p.107):
« Si nous ne recevons pas les charismes que nous demandons, c’est que Dieu ne veut pas nous les donner… pour le moment. Ils nous feraient plus de mal que de bien. (..)
« Ce que Dieu a accompli en nous par la puissance de l’Esprit Saint, c’est pour que nous nous mettions en chemin de communion d’amour avec lui et avec nos frères, par le développement des vertus. »

Etc. !

Espaces propres

Depuis quelques jours, j’ai pris l’habitude – et cela devient aussi une des dimensions de ma vie spirituelle – de me représenter toutes les personnes autour de moi comme entourées d’une sorte d’espace propre: un peu comme si c’était une cape, ou plutôt une tente, transparente, autour de chacun, se déplaçant bien sûr avec chacun.

Ce que je veux visualiser en m’imaginant cela, c’est que chacun transporte avec soi, a avec soi, tous ses soucis, centres d’intérêt du moment. Et quand je m’adresse à lui ou à elle, de même que je le fais dans le cadre de mes propres  idées ou préoccupations du moments, je suis « reçu » par elle à travers ses propres pensées du moment.

C’est un vrai enrichissement de se représenter ainsi chacun comme étant plus que la silhouette que je vois: mais comme quelqu’un qui vit, à cet instant, dans son monde, avec ses soucis etc.

On pourrait dire que c’est comme « l’aura » dont on parle parfois; mais non, c’est l’ensemble des préoccupations et idées qu’il ou elle a.

Faute de mieux, j’ai au début employé le mot « cape » pour en parler intérieurement. Mais cela englobe la tête et fait comme une large tenture transparente, suivant de loin les formes du corps.

Je pense aussi à ma propre « cape »; et dans mon cas j’y pense comme comportant éventuellement des taches, mes péchés du moment.

17 décembre: Je me représente maintenant chaque personne que je croise comme ayant, au dessus de sa tête, une sorte de sphère: son ange. Je pense à la personne avec amour, et je pense à son ange. « A chacun son ange ».

Je prie davantage ces temps-ci.