Archives mensuelles : juin 2012

J’ai eu la chance il y a quelque temps de vivre une expérience intérieure de bonté…

Nous devions rencontrer un cousin que je n’avais pas vu depuis longtemps, et à qui nous avons beaucoup à reprocher. En préparant dans la prière la rencontre avec lui, j’ai d’abord été amené à me mettre vraiment à sa place: à trouver des justifications à chacun de ses actes, et à ressentir pendant un instant, dans cette réflexion intérieure, que ce qui nous déplaît tant, et nous paraît poser tant de problèmes, peut être considéré comme peu de choses, et est assez logique de son point de vue.

Et lorsque ensuite nous nous sommes rencontrés, cela a été pour moi comme un moment de grâce. Je sentais en moi la bonté, qui m’amenait à le voir complètement avec amitié, avec amour; à l’aimer comme quelqu’un de très cher; à ce que ce soit d’abord cela qui compte.

J’ai compris peu à peu, après cette rencontre, combien c’était le Seigneur qui avait mis en moi cette attitude de bienveillance; de bonté. Ce n’était pas la bonté ordinaire, à notre portée. C’était comme une « transfiguration » de mon attitude intérieure, pour découvrir une bonté tellement grande que tout change d’aspect quand on voit les choses ainsi; quand on vit un moment dans cette grâce.
Et ce n’est évidemment pas reproductible à volonté.

Puis aujourd’hui j’ai pris conscience que c’était peut-être là un charisme que le Seigneur m’avait donné d’exercer, au service de la paix et de l’amour. C’est pourquoi je mets ce billet ici, alors que j’avais d’abord pensé raconter ailleurs cette bonté.

Et à la messe ce midi, au milieu de tous les charismatiques présents, j’ai pris conscience que chacun d’eux a (aussi) un ou plusieurs charismes: des actions de Dieu en lui, au service des autres.

Au lieu de voir simplement ceux qui étaient présents comme des individus, plus ou moins grands ou gros, beaux ou laids ( 🙂 ), j’ai vu des personnes portant chacune une révélation de Dieu.

P.S.: Parmi les étapes que je me rappelle, qui m’ont peut-être conduit à ce que je décris ci-dessus, il y a eu l’idée, quelque temps auparavant, de penser à « faire un compliment » aux gens que je rencontre; je le pratique en fait très peu, mais cela a pu contribuer…

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Je ne chante pas en langues; ou pas encore. Mais j’ai peut-être compris ce matin en quoi cela pouvait peut-être consister, au moins en ce qui me concerne et dans une de ses modalités.
Ce serait un chant de joie; un chant où je serais perdu dans l’au-delà, participant à la joie de l’au-delà. Acceptant d’avoir cette joie en moi.

C’est le Seigneur qui donne: si un jour il me donne une ouverture vers ce chant, j’aurai je pense encore plus conscience que c’est Lui et non moi: que je suis simplement témoin, et outil, d’une façon dont il veut se révéler à moi et aux hommes.


Quelqu’un qui me connaît un peu m’a dit après la messe: « En lisant ton livre, j’ai découvert que tu es charismatique… » Je suppose qu’elle a conclu cela en lisant l’introduction, qui se passe dans un groupe de prière charismatique.

Mais non, quand j’ai écrit le livre, je n’étais pas charismatique, même si je participais souvent à un groupe de prière.

Je le suis depuis. Et voici comment je « définirais » maintenant un charismatique (un peu différemment de ce que j’ai écrit plus haut dans ce blog):
« Un charismatique, c’est quelqu’un qui a la conviction d’avoir reçu une effusion de l’Esprit. Ensuite, est-ce qu’il a des charismes? Ce n’est pas forcément immédiat. »
 
Une charismatique nous disait dans un témoignage il y a quelques jours que pour elle les charismes sont très rares: longues périodes sans rien…


Fête de la Trinité. A la messe au « Prieuré », le prêtre interroge: « Priez-vous le Père? Jésus? L’Esprit? »

Les réponses diffèrent bien entendu: certains prient une personne – souvent le Père; d’autres alternativement deux, ou parfois trois personnes.

Pour ma part j’explique que je prie habituellement ‘Le Seigneur’: Dieu est un. Mais aussi parfois je prie le Père, providence. Parfois le Christ. Et quant à l’Esprit, c’est plutôt lui qui me parle.

Je constate que j’ai « osé » dire cette phrase, « l’Esprit me parle »; alors que peut-être, il y a encore peu, j’aurais cru paraître, soit complètement fou, soit orgueilleux, en disant une chose pareille.

Pour moi c’est maintenant un fait tout simple, que j’admets, même s’il n’est pas nécessairement fréquent.