Archives mensuelles : juin 2014

Ce vendredi, après une journée de beau temps, nous partons à pied au Centre commercial. Je porte une simple chemise, et Catherine un pull léger. Au retour, il se met à pleuvoir. Nous envisageons de faire du stop et je confie la décision au Seigneur, c’est à dire que je vais ensuite suivre mon intuition à ce sujet. Dans l’immédiat nos continuons à marcher. Plus loin la pluie augmente; Catherine, qui relève d’une opération de la hanche, se met à l’abri dans un arrêt de bus, et je commence à courir vers la maison, qui est à 1 km, pour chercher la voiture, tout en confiant à nouveau la situation au Seigneur: de tout il tirera du bien (Carothers). Presque aussitôt, une voiture que je n’avais pas entendue s’arrête, et la conductrice , qui m’a vu courir sous la pluie en chemise, me propose de monter; à ma demande elle fait demi-tour pour prendre Catherine, et plus loin bifurque pour nous conduire chez nous! Merci Seigneur !

Je dis alors à Catherine que j’avais confié la situation au Seigneur: témoigner est important, et renforce notre foi. Cela rejoint le tout début de ce blog: c’est en témoignant que l’on entre de plus en plus dans la vie de l’Esprit.

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En relisant « Sagesse d’un pauvre » d’Eloi Leclerc, que j’avais mentionné lors de l’émission sur RCF, je trouve, à l’avant-dernière page, cet échange:

– Mais par quel bout commencer, Père? Dis-le moi, demanda Tancrède.
– La chose la plus urgente, répondit François, est de désirer avoir l’esprit du Seigneur. Lui seul peut nous rendre bons, foncièrement bons, d’une bonté qui ne fait plus qu’un avec notre être le plus profond.

Quelle belle maxime de vie, en cette veille de Pentecôte !

Voir aussi la dernière  page  de ce livre, exceptionnelle: « Il nous faut aller vers les hommes (..) C’est notre amitié qu’ils attendent. (..) »

Comment puis-je alors ne pas penser au témoignage rendu par un juge américain à un ami français que nous avons enterré hier:

« C’était un homme peu commun sous bien des aspects. La plupart des hommes communiquent en concepts, en faits, en chiffres. Mais lui communiquait en sentiments, même avec les personnes qu’il connaissait à peine. Il communiquait en cœur-à-cœur.
Parce qu’il ne s’adressait pas à leur intellect, mais bien à leur cœur, il touchait les gens facilement. Il réussissait à atteindre ce que tous les hommes ont en commun, mais, pris par une vie trépidante, partagent rarement : l’humanité. Il n’offrait pas seulement de l’amitié, il offrait quelque chose de beaucoup plus profond et que j’ai eu le privilège de toucher: son humanité. L’humanité franchit l’espace, le temps, elle franchit les générations, les cultures et toutes les autres barrières de l’homme. Ce qu’il donnait si généreusement à chacun d’entre nous, c’était son humanité. » 

Merci, cher Pierre!