Archives mensuelles : janvier 2016

« Tes oreilles entendront derrière toi cette parole : « Voici le chemin, prends-le ! », quand tu devras aller à droite ou à gauche. »
Isaïe 30,21 – dans la liturgie, le samedi de la 1° semaine de l’Avent.

Tout est dit: le Seigneur nous conduit, si nous sommes devenus, par sa grâce, sensibles aux petits signes qu’il nous envoie.

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« Seule ta grâce peut nous préparer à recevoir tes grâces », dit une prière de l’Eglise.

J’ai découvert aujourd’hui que .. c’est vrai ! 🙂
A savoir que, parfois (ou toujours?), il faut demander à Dieu ce qu’il attend de nous; dans quelle(s) actions(s) il souhaite que nous nous engagions. Et qu’ainsi on se prépare à recevoir, et à accepter, les directions où il va nous inviter à agir.

Dans les années  récentes, et plus largement dans mon action depuis que je suis chrétien, j’ai eu en général le sentiment que je n’avais pas vraiment de choix à faire: que les actions que je menais résultaient assez clairement de mes engagements. Que certes la prière était centrale pour vivre de plus en plus dans l’amour; mais je n’avais pas en tête l’idée de demander à Dieu ce que je devais faire: débordé par les actions engagées.
Vivant en somme, sans vraiment en avoir conscience, mon christianisme comme quelque chose de choisi par moi;  à la lumière sans doute  d’un discernement intérieur, mais basé sur ma perception de ce que Dieu attend de moi; non sur des choix faits par Lui.

Lorsqu’on qu’on comprend que ce serait tout de même encore mieux de demander à Dieu ce qu’il veut qu’on fasse, on découvre que l’on avait en soi des peurs, de la paresse.

Egalement, je pensais que je n’avais pas besoin de demander à Dieu ce qu’il veut que je fasse, parce que le moment venu il me le dirait. Mais c’était rester un peu dans une relation abstraite avec Dieu. Pas assez  dans la relation permanente avec Jésus présent, vivant: disciple qui va où le maître lui dit d’aller, et qui revient ensuite se reposer auprès de Lui.

En découvrant cette nouvelle approche, j’ai   pensé   à Isaïe   7, où le prophète dit au roi: « Demande un signe pour toi au Seigneur.. », et le roi refuse: « Je n’en demanderai pas; je ne mettrai pas le Seigneur à l’épreuve ». Isaïe reprend alors: « Vous fatiguez mon Dieu! »

Oui, demander au Seigneur d’être prêt à recevoir ses signes! Demander la grâce d’être ouvert à sa grâce !

Non pas seulement vivre dans le Dieu amour, mais rencontrer le Dieu vivant…


Dans les milieux charismatiques, il est usuel de « demander la prière », en se mettant à genoux, tandis que les frères et soeurs vous entourent, posent la main sur votre tête ou sur votre épaule, et restent ainsi un moment.

J’ai eu la chance un jour, alors que j’étais venu dans une église évangélique faire la connaissance de son pasteur, qu’il me propose, ainsi qu’à l’ami – catholique comme moi – qui m’accompagnait, de prier pour nous; peut-être l’ai-je déjà écrit quelque part. Mon ami, pourtant plus proche des charismatiques que moi à l’époque, a curieusement refusé. J’ai au contraire accepté avec reconnaissance: Dieu est Dieu !

Il y a une dizaine d’années, le noyau d’un groupe de prière a aussi prié pour moi, avant que je fasse, au cours de la messe « pour l’évangélisation et la guérison » dans l’église de Juvisy, un exposé sur la Trinité. Et depuis je me suis parfois avancé en même temps que d’autres, quand une prière de ce type est prévue en milieu charismatique.

Ces jours-ci, tandis que, à genoux dans le silence, je vis plus profondément la présence de Dieu (je ferai sans doute un billet de blog à ce sujet), je viens de m’imaginer que Dieu pose ses mains sur moi, lorsque je le lui demande pour vivre davantage sa présence auprès de moi, en moi.

Et, puisque je suis toujours plus dans la certitude que l’au-delà est présent, que ceux qui sont morts nous voient (voir l’exposé que j’ai fait sur le livre de J.-P. Jourdan), j’ai pensé ce matin demander à des personnes décédées que j’ai connues de poser de même leur main sur ma tête; nouveau pas dans la prière.