Dans les milieux charismatiques, il est usuel de « demander la prière », en se mettant à genoux, tandis que les frères et soeurs vous entourent, posent la main sur votre tête ou sur votre épaule, et restent ainsi un moment.

J’ai eu la chance un jour, alors que j’étais venu dans une église évangélique faire la connaissance de son pasteur, qu’il me propose, ainsi qu’à l’ami – catholique comme moi – qui m’accompagnait, de prier pour nous; peut-être l’ai-je déjà écrit quelque part. Mon ami, pourtant plus proche des charismatiques que moi à l’époque, a curieusement refusé. J’ai au contraire accepté avec reconnaissance: Dieu est Dieu !

Il y a une dizaine d’années, le noyau d’un groupe de prière a aussi prié pour moi, avant que je fasse, au cours de la messe « pour l’évangélisation et la guérison » dans l’église de Juvisy, un exposé sur la Trinité. Et depuis je me suis parfois avancé en même temps que d’autres, quand une prière de ce type est prévue en milieu charismatique.

Ces jours-ci, tandis que, à genoux dans le silence, je vis plus profondément la présence de Dieu (je ferai sans doute un billet de blog à ce sujet), je viens de m’imaginer que Dieu pose ses mains sur moi, lorsque je le lui demande pour vivre davantage sa présence auprès de moi, en moi.

Et, puisque je suis toujours plus dans la certitude que l’au-delà est présent, que ceux qui sont morts nous voient (voir l’exposé que j’ai fait sur le livre de J.-P. Jourdan), j’ai pensé ce matin demander à des personnes décédées que j’ai connues de poser de même leur main sur ma tête; nouveau pas dans la prière.