Une communauté. La messe quotidienne.

Après la communion, le silence.
Devant moi, cinquante personnes; mais pas un bruit. Pas de chaise qui craque, personne qui râcle sa gorge ou tousse.
Le silence est présence.

Je m’y lance moi aussi; me laisse porter. J’y participe.
Faire silence est alors action: se maintenir dans cet état, à la fois écoute et arrêt. Suspension de la pensée, pour vivre simplement l’instant. Richesse; bonheur.

Le prêtre, après quelques minutes, marquera par sa prière la fin de ce temps privilégié.

Cette forme de prière s’impose ensuite à moi à domicile: à genoux, en silence, en la présence de Dieu. Pas d’action ni de pensées particulières; pas de paroles. Rester là.

« Je me tiendrai là,
sans rien te dire,
en une sorte de silence qui dira tout.
Et tu seras là,
tu comprendras,
et tu te tairas avec moi.
De toi à moi, embrasement en silence
et je te connaîtrai un peu.
Et tu seras en même temps si loin
que je te chercherai;
et pour te retrouver
j’irai sans me lasser
sur les chemins des hommes. »
(Communauté du Chemin Neuf)

 

(Voir version un peu différente en http://www.philippe-lestang.com/blog/2016/fais-le-silence )

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