Archives mensuelles : octobre 2017

Le point de départ de ce que je vais raconter:
Il y a quelques semaines l’idée m’est venue, en allant à la messe de la mi-journée, d’imaginer qu’une certaine personne de ma famille était à côté de moi, à ma gauche pendant toute la messe (ma femme Catherine est à ma droite). Le « hasard » a fait que ce jour-là, pendant la messe, le vibreur de mon téléphone a signalé un appel insistant: je suis sorti, pour apprendre qu’une autre personne, proche de la précédente, avait eu un accident. Ce « détail » a-t-il déclenché ce qui suit?
En tout cas j’ai continué, les jours suivants, à imaginer qu’une personne – différente à chaque fois – était à côté de moi. Et j’en ai récolté des fruits: en imaginant que j’ai ce voisin (ou cette voisine) je me tiens mieux (!): plus silencieux, moins plongé dans mon carnet pour noter telle idée qui me vient pendant l’homélie.
Puis j’en ai fait une habitude, dès le matin: je choisis une personne, vivante ou décédée, dont j’imagine qu’elle va m’accompagner (et je n’y pense plus forcément ensuite). Cela me rend, dans certains cas, plus silencieux: au lieu de parler à tort et à travers, je me considère comme un des éléments d’un groupe, ne parlant qu’à mon tour.
Enfin, je ne sais pas si tout cela peut intéresser qui que ce soit.
Je sens dans cette nouvelle démarche comme l’équivalent – quand il s’agit d’un décédé – d’un ange gardien: pas du type habituel, mais vraiment un ami, à qui je parle et qui me glisse éventuellement des idées.
Le contenu du billet qui précède celui-ci, et qui parle de la confession, m’est venu alors que j’avais choisi comme accompagnateur du jour… le père Besnard – lisez l’article et vous comprendrez! Je ne pensais plus du tout à lui en rédigeant, et son conseil ne m’est revenu qu’après avoir presque terminé le billet.
J’ajoute un détail – qui ne parlera qu’aux convaincus: Quand je suis monté en voiture après avoir rédigé le billet, et ai regardé par hasard le kilométrage – ce que je fais rarement – j’ai lu 7676. Ce qui m’a parlé! Car en 1963 il s’est produit pour moi, à Saint Wandrille (76), un événement essentiel…

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    Un petit historique que l’on peut sauter – l’important est plus loin.

    Il y a dix ou quinze ans, je me confessais régulièrement, à Saint Sulpice ou à Saint Louis d’Antin; à des prêtres que je ne connaissais pas. Et un jour, tandis que j’attendais et me préparais, j’ai constaté que je ne voyais plus – ou pas – le sens de ces confessions régulières: ma démarche spirituelle était entièrement tournée vers le Christ, et l’essentiel n’était pas « ce que je ne faisais pas », ou ce que je faisais mal. J’étais entre les mains de Dieu.
    Alors je me suis levé et j’ai quitté l’église, sans me confesser.
    Mais voilà qu’il y a quelque temps, j’ai recommencer à me confesser, et c’est ce que je vais expliquer.

Parmi les raisons pour lesquelles je n’allais pas me confesser, il y avait d’une part un certain désaccord de ma part avec la notion de péchés isolés (« j’ai fait ceci », « je n’ai pas fait cela »): notre vie est un tout, et c’est la démarche d’ensemble, l’amitié avec Dieu en somme, sur laquelle je me centrais; je ne voyais pas de choses à redresser. Par ailleurs se confesser à un prêtre que l’on connaît, avec qui on est amené à collaborer au sein de la paroisse, me posait problème: je ne me sentais pas à l’aise pour lui parler de ma vie personnelle.

Mais, arrivé à un certain âge, et avec la vision de l’au-delà qui est la mienne – au-delà où notamment on retrouvera en toute lumière ceux que l’on a connus, et où on sera éventuellement mal à l’aise face à eux !! – je peux par moments me tourner un peu plus vers certaines attitudes, intérieures ou extérieures, qui font certes partie de ma personnalité, mais qui ne sont pas optimum…
Par exemple telle personne, rencontrée il y a longtemps, et à qui je continue à en vouloir à l’occasion assez fort. Telle attitude extérieure qu’il m’arrive d’avoir, dans l’élan de l’action, et qui peut être contraire à l’amour, etc.

Quand j’avais 21 ans, le père Albert-Marie Besnard, qui était mon directeur spirituel, m’avait gentiment expliqué qu’il était normal à certaines périodes, quand on est engagé dans un chemin spirituel vers Dieu, de ne pas ressentir de péchés particuliers à confesser ou d’aspects de vie spirituelle à redresser . Mais qu’avec les années, on découvrirait parfois ensuite certaines tendances à corriger, certains péchés.

Voilà donc que je ressens le besoin de me dégager en quelque sorte un peu, avec l’aide de Dieu, de problèmes ou attitudes tels que ceux que j’ai évoqués plus haut, qui ne sont assurément pas « optimum(s) ». Pour entrer davantage dans l’amour.

J’ai la chance d’habiter non loin d’une communauté religieuse amie, et je peux donc y rencontrer un prêtre. Prêtre qui me connait un peu, bien sûr, mais avec qui je n’ai pas de relations de travail paroissial ou pastoral. Ce sont des tendances de ma personnalité que je déposerai devant Dieu en sa présence.
Je ne sais pas si ce sera régulier. Mais j’ai commencé.

PS: Il y a évidemment aussi des tas de péchés que « j’ai » et dont je n’ai pas conscience: blesser les gens; être jugé insupportable, etc. Le Seigneur m’aidera à changer.