Archives mensuelles : novembre 2017

Il m’est venu récemment l’idée, quand je regarde quelqu’un ou le rencontre, de penser non pas seulement à lui (/elle), mais à tout son environnement   : toutes celles et tous ceux dont il s’occupe, qu’il rencontre; qui constituent une partie de sa vie quotidienne. Tous ceux qui en quelque sorte font partie de lui.

Cela « donne de l’épaisseur » à la personne qu’on a en face de soi: ce n’est plus une « simple » personne que l’on a là, avec ses défauts éventuels, ses limites etc., mais c’est un « morceau de l’humanité ». C’est toute la richesse, la profondeur, la diversité des femmes et des hommes, que l’on peut voir en regardant cette personne et en lui parlant.

J’espère que certains lecteurs comprendront. Au fond, il s’agit d’aimer l’autre – avec tous ceux qu’il aime.

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A Tigery, un participant donne une image: « C’est un bateau, dont la   voile est trop tendue pour prendre le vent; il faut détendre un peu la voile, pour qu’elle puisse gonfler ».

J’ai beaucoup aimé cette image, que j’ai prise un peu pour moi. Et j’ai essayé de laisser mon bateau aller sur l’eau, comme le vent le pousse: plaisir de courir sur la mer…

C’est vrai que la détente est importante spirituellement.

Et aujourd’hui je me suis vu, à nouveau à Tigery, comme un tout petit bateau, un bateau jouet en somme, au milieu des autres. Un tout petit au milieu des grands.
Une toute petite voile.