Archives mensuelles : février 2018

 

Qu’est-ce qu’être chrétien?

Il me vient une nouvelle façon de l’exprimer:

Vivre dans le souffle de l’Esprit, à la suite de Jésus, image du Père.

On peut le représenter par la figure suivante, éventuellement gestuée:

chretien

 

Le souffle partant des poumons, monte vers les bras, qui, écartés, symbolisent la croix: l’amour. Et Jésus, par son amour, nous emmène vers le Père.

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J’ai dit un mot, dans le billet Amant aimé  (sur un autre blog),  sur le fait que je perçois maintenant beaucoup plus finement mes péchés ou « presque péchés ». Je prends conscience de la composante éventuelle péché de nombreux gestes ou prises de parole: par exemple que c’est  en  partie par peur, ou pour montrer tel ou tel aspect de moi, ou par mépris de l’autre (dont je deviens conscient) que j’ébauche telle attitude, que je me prépare à dire telle phrase… Le percevoir est vraiment un changement.

Là dessus aujourd’hui à la messe, je fais la lecture de Jacques 1,12-18.
J’ai apprécié ce texte en étant amené à le lire à haute voix, donc à aller doucement (la « parole », mieux que l’écrit!). Quelle belle description de la pente, y compris vers le petit péché ordinaire:

« Chacun est tenté par sa propre convoitise qui l’entraîne et le séduit.  Puis la convoitise conçoit et enfante le péché, et le péché, arrivé à son terme, engendre la mort. » (1,14-15)

Il y a là une série d’étapes, commençant par une « ébauche de péché » de rien du tout, « séduisante » (ou rassurante, etc.). Et puis parfois cela dépasse la simple pensée, ou l’attitude autre que d’amour, pour devenir un vrai péché, un mal fait à l’autre (peut-être aussi à soi-même).  Et « le péché arrivé à son terme engendre la mort« .

La fin du même passage, sur un sujet un peu différent, n’est pas mal non plus:

« Les présents les meilleurs, les dons parfaits, proviennent tous d’en haut, ils descendent d’auprès du Père des lumières, lui qui n’est pas, comme les astres, sujet au mouvement périodique ni aux éclipses. » (1,17)

J’ai insisté dans ma lecture sur le mot « éclipse »: Dieu est toujours là; il n’est pas « à éclipses ».


Dans le cadre des  « 7 semaines » évoquées dans le billet précédent, il nous a été distribué un texte du Cardinal Mercier, que l’on peut par exemple trouver ici.

Je n’avais pas forcément ce texte en tête, ni la prière qu’il propose, quand l’idée m’est venue – presque de façon contraire – de rester tout simplement cinq minutes immobile (assis sur mon meilleur siège) les yeux fermés et sans agir !

Etre simplement là, en sachant que Dieu, de son côté, est là de toute façon !

Etre: sans réciter de prière; sans « me tourner vers Dieu ».

Je l’ai pratiqué plusieurs fois dans la journée. C’est la découverte du niveau de base de ma personne; pas au niveau des pensées volontaires, des projets ou des actes.

Un silence dans lequel parfois une prière spontanée vient naître.