J’ai dit un mot, dans le billet Amant aimé  (sur un autre blog),  sur le fait que je perçois maintenant beaucoup plus finement mes péchés ou « presque péchés ». Je prends conscience de la composante éventuelle péché de nombreux gestes ou prises de parole: par exemple que c’est  en  partie par peur, ou pour montrer tel ou tel aspect de moi, ou par mépris de l’autre (dont je deviens conscient) que j’ébauche telle attitude, que je me prépare à dire telle phrase… Le percevoir est vraiment un changement.

Là dessus aujourd’hui à la messe, je fais la lecture de Jacques 1,12-18.
J’ai apprécié ce texte en étant amené à le lire à haute voix, donc à aller doucement (la « parole », mieux que l’écrit!). Quelle belle description de la pente, y compris vers le petit péché ordinaire:

« Chacun est tenté par sa propre convoitise qui l’entraîne et le séduit.  Puis la convoitise conçoit et enfante le péché, et le péché, arrivé à son terme, engendre la mort. » (1,14-15)

Il y a là une série d’étapes, commençant par une « ébauche de péché » de rien du tout, « séduisante » (ou rassurante, etc.). Et puis parfois cela dépasse la simple pensée, ou l’attitude autre que d’amour, pour devenir un vrai péché, un mal fait à l’autre (peut-être aussi à soi-même).  Et « le péché arrivé à son terme engendre la mort« .

La fin du même passage, sur un sujet un peu différent, n’est pas mal non plus:

« Les présents les meilleurs, les dons parfaits, proviennent tous d’en haut, ils descendent d’auprès du Père des lumières, lui qui n’est pas, comme les astres, sujet au mouvement périodique ni aux éclipses. » (1,17)

J’ai insisté dans ma lecture sur le mot « éclipse »: Dieu est toujours là; il n’est pas « à éclipses ».

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