Archives mensuelles : avril 2018

Célèbre phrase de 2 Co 6. J’y ai pensé a posteriori; après la réflexion qui suit.

La messe venait de s’achever; et au moment de quitter ma place, l’idée qui m’a traversé a été:
Ce qui est important maintenant, c’est d’être tourné vers le Seigneur; pas de bavarder ou de dire bonjour; c’est peut-être maintenant, à cet instant, qu’il va me dire quelque chose.
Cela ne m’a pas empêché de dire bonjour à quelques uns à la sortie; mais l’essentiel était pour moi ce souci d’attention à l’instant: être et non pas agir; être attentif intérieurement, et non superficiel.

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Ce matin en ouvrant les volets j’ai admiré la croissance si rapide de la végétation, et écouté le chant des oiseaux. Et j’ai pensé que tout cela est sorti de si petites graines, de si petits oeufs!

Je me suis dit que moi aussi, Dieu me fait pousser; me fait découvrir de nouveaux aspects de la spiritualité; me transforme intérieurement, et tellement !

Il me fait agir aussi, faire des choix qui n’ont l’air de rien, mais où parfois je vois son influence, après.

Dieu nous affine..
Et j’ai pensé, comme nous étions à table et mangions du fromage: il est le divin affineur ! 🙂


En arrivant un peu avant midi dans la chapelle où nous allons à la messe, j’ai regardé les bancs déjà bien remplis (il y a une retraite), et j’ai pensé: nous sommes là pour le combat.
Nous prions, et un peu partout dans le monde il y a des gens qui souffrent, qui doutent, qui se perdent dans le mal; il y a de la misère spirituelle.
Nous sommes là pour participer au combat, pour que Dieu nous transforme intérieurement et nous utilise comme cela lui convient, quand cela lui convient – et nous ne le saurons pas forcément.

Nous sommes là pour nous sanctifier, et avoir conscience de cette immense « tout » auquel nous participons, et où Dieu agit.

Prier pour le monde, ou pour telle ou telle intention, et agir sous la conduite de l’Esprit, c’est être des acteurs de l’immense transformation du monde – matérielle et spirituelle – qui se produit, et que nous pouvons mieux voir avec les yeux de la foi.


Les sept semaines de préparation au Baptême dans l’Esprit s’achèvent ce soir. Nous sommes 5 à avoir suivi ce temps de préparation, et ce soir nous demanderons à recevoir plus pleinement l’Esprit Saint, comme un certain nombre de chrétiens le reçoivent depuis les années 1900.

Ce fut pour moi une période où j’ai eu le sentiment d’être porté: de recevoir peu à peu toujours davantage, de vivre toujours plus dans la paix et la clarté. D’être dans l’Esprit.

Le principe d’une préparation en 7 semaines me paraît excellent: avec à la fois des textes bibliques à méditer (un différent chacun des 50 jours), des textes de fond comme celui-ci, et un (léger) accompagnement spirituel.

Je ne suis plus le même qu’il y a sept semaines.
Qu’est-ce que j’attends du « baptême » de ce soir? Rien et tout!  Comme un fiancé connaît déjà sa fiancée, je sais déjà en quelque sorte vers qui je m’engage. Ce sera nouveau, mais sur la base de ce que je sais déjà.

Parlerai-je en langues? On m’a expliqué depuis assez longtemps que cela n’avait rien d’obligatoire (les exceptions sont assez rares cependant), ni d’immédiat. Paul explique d’ailleurs que c’est le plus petit des charismes.

Nous sommes cinq, mais, si je puis dire, nous passerons individuellement. On me posera 3 questions, que je tâcherai de bien me rappeler. Je sais que l’une d’elles est (justement) d’accepter les charismes que le Seigneur choisira de me donner. Les frères et soeurs (une quarantaine dans ce groupe) me donneront éventuellement une parole qu’ils auront reçue pour moi. On me remettra un petit document récapitulant les paroles, textes et images reçus: pour moi seul. Puis ce sera le tour du suivant (de la suivante – il y a 4 femmes, je suis le seul homme).

Je vais aller à la messe dans un quart d’heure… L’évangile d’aujourd’hui (mardi de Pâques B) est justement Actes 2,36-41 : le discours de Pierre le jour de la Pentecôte. C’est aussi le texte par lequel je conclus mon livre « Le royaume de l’amour ».

Alleluia!


Le pardon, cela n’a rien d’évident. J’ai déjà écrit un texte là dessus.

Un ami charismatique m’a raconté la difficulté qu’il a à vivre, au moins certaines fois, le « temps de réconciliation » prévu hebdomadairement dans sa communauté.

Le mardi, pendant la messe de midi, un temps de silence est prévu à la place de l’homélie, pour que ceux qui le veulent puissent aller se confesser, ou encore voir un frère ou une soeur pour lui demander pardon de quelque chose ou pour faire un point spirituel ou amical.

Participant à cette messe, j’ai d’ailleurs eu deux fois l’occasion, bien que n’étant pas communautaire, d’être ainsi abordé par un frère! Et ce fut très agréable: j’ai été frappé de la délicatesse du premier, qui venait s’excuser de ce qu’il pensait avoir été une sorte de brutalité de sa part (alors que son attitude m’avait simplement amusé); et le deuxième, c’était quelqu’un que j’avais bien connu et qui était de passage: il voulait prendre de mes nouvelles avant de repartir!

Mais l’ami évoqué au début de ce billet m’a fait part de la tension qu’il ressent parfois quand un frère ou une soeur vient ainsi le trouver. En fait il a l’impression qu’il va être obligé de dire à l’autre qu’il lui pardonne ! Alors qu’il y a des situations, dans la vie communautaire comme dans toute relation humaine, où l’égoïsme de l’autre ou son mauvais caractère – que nous avons tous ! – ressortent un peu: et parfois il faut du temps pour dépasser ce qui s’est produit !
Donc on se trouve face à l’autre, qui vient reconnaître une certaine faute, un certain défaut; et on n’a pas forcément encore « digéré » ce qui s’est passé. On a alors l’impression de se voir forcé à pardonner, ce qui est très désagréable.
Cette « confession », que m’a en somme faite ce frère, m’a intéressé. Je n’avais pas réfléchi, je l’avoue, à cet aspect particulier du pardon au sein d’une communauté.
Dans la vie « ordinaire » (non communautaire), il est parfois sain d’oser dire à l’autre qu’on n’est pas encore prêt à lui pardonner. Cela paraît plus difficile dans ce bref échange de « réconciliation ».

Ma femme Catherine me fait remarquer que des expressions telles que « Je suis désolé … » ou « Excuse-moi, il me semble que .. » passent peut-être beaucoup plus facilement. Il suffit alors à la personne offensée de dire quelque chose comme « Merci ».
Qui n’engage pas à oublier ni à pardonner immédiatement.