Archives mensuelles : juin 2018

Au delà de Carothers!
Je pratique beaucoup la louange intérieure selon Carothers (voir mon dossier). Mais une attitude complémentaire, importante, vient de m’être recommandée par un prêtre: de prier pour ceux à qui j’en veux.

Prier pour eux, les « bénir », c’est souhaiter du bien, c’est voir ce bien venir en eux. C’est qu’il deviennent, dans ma pensée, des êtres remplis de cet amour; des êtres que j’aime parce qu’avec eux je sens désormais l’amour qui rayonne.
Désormais je suis rempli de bonheur quand je pense à eux.

Le prêtre qui m’a proposé cela m’a raconté (rappelé – il l’avait déjà dit lors d’une homélie) que cela avait changé fondamentalement sa relation avec un responsable politique, en Afrique, qui s’opposait à son travail avec des familles. Quand il a finalement rencontré ce responsable, le Seigneur avait transformé son coeur (le coeur de ce prêtre), et la rencontre s’est bien passée: la puissance du Seigneur avait changé la situation.

Alors: « Puissance de la louange »? Oui et non. Carothers demeure important, mais il ne comprend pas cela!! Qui est fondamental !

Bien au-delà de ceux « que je n’aime pas » (catégorie bien plus large que ceux à qui « j’en veux »), j’ai l’impression d’avoir enfin compris ce que cela veut dire de prier pour quelqu’un !!!

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Je ne sais pas si ce sont des images au sens où on l’entend dans les groupes de prière, mais je crois bien que oui.

A la messe aujourd’hui, je suis au fond de l’église; il y a une session qui commence, l’église est assez pleine. Et voilà que je nous représente (nous « imagine », mais c’est très réel) tous, dans la même position, au ciel ensemble: comme une sorte de promotion de nouveaux arrivants; nous sommes face à Dieu ou du moins à la conscience de sa présence; silencieux, recueillis, tels que nous sommes, là, sur nos rangs de chaises. Un vrai bonheur de prière collective. C’est le groupe, tel qu’il est devant moi, et c’est face à Dieu, pour débuter notre parcours dans l’au-delà.
N’est-ce pas vraiment cela, la messe?

A la fin de la messe, c’est l’Esprit que je « me représente »: que je ressens (vois?) comme une vaste nuée(?) quasi transparente, tournant au dessus de nous, avec des volutes, des mouvements, remplissant en quelque sorte l’église… Nous pénétrant.


Le titre ci-dessus vaut ce qu’il vaut. Je veux parler de ce qui suit.

Je prends conscience en moi de la dimension affective écrasante de mes jugements,  sur les gens essentiellement. Autrement dit, je ne raisonne pas « objectivement », dès qu’il s’agit de personnes, ou d’attitudes de personnes. Evident? Peut-être, mais je découvre le caractère très dommageable de cette confusion intérieure entre ce que je ressens et ce qu’une analyse posée, réaliste, pourrait conduire à penser.

J’ai déjà expliqué la même chose dans un autre billet de blog, à propos de « en vouloir ». Mais j’élargis ici la problématique.

… Atteindre une attitude détachée, où l’autre est ce qu’il est, et où je peux en parler de façon « non impliquée »…

Additif: Voir billet du 27 juin, où je découvre comment vraiment prier, dans la joie, pour quelqu’un.