Une belle messe aujourd’hui à Tigery. Et c’était un mardi: le mardi est à la fois un jour de silence et, de temps en temps, un jour où il y a une longue pause après l’évangile, pour des réconciliations et des confessions. Avec la présence ce midi des équipes paroissiales du Chemin Neuf de toute la France, la pause pour la réconciliation/confession a été longue.

La confession, tout le monde connaît. Là, ils avaient disposé des chaises sur la pelouse près de l’église, et ceux qui voulaient allaient se confesser.
Mais il y a une deuxième fonction de ce temps, c’est la réconciliation entre frères: on voit alors un frère ou une soeur ccn s’approcher d’un ou d’une autre, et ils sortent tous les deux; je crois que j’en ai déjà parlé, ayant un jour bénéficié d’un tel dialogue.

Je connais plusieurs des prêtres qui étaient présents, et j’ai hésité: est-ce que je vais me confesser? Il faut dire qu’il y a longtemps (5 mois?) que, avec le confinement, il ne m’a pas paru facile de me confesser; et le prêtre ccn que j’allais voir est maintenant parti. J’ai conclu négativement.

Mais c’est ici que l’histoire commence. Devant nous, « extérieure » comme nous, il y avait une amie, qui ne comprenait pas de quoi il s’agissait. Je me suis approché d’elle, et je lui ai expliqué. Et, de fil en aiguille, il m’est venu très naturellement … de lui reparler d’une vieille histoire qu’il y avait eu entre nous, mettons il y a 6 ou 7 ans. Récemment elle nous avait dit, clairement, que c’était cause de quelque chose que j’avais dit qu’elle avait cessé de venir à notre groupe biblique.

Et donc, très naturellement, dans le cadre des explications que je lui donnais sur ce que peut être la réconciliation, je lui ai reparlé de cette histoire, et je lui ai dit que je lui demandais pardon.
C’est tout. J’ai sûrement posé ma main un bref instant sur son bras, et je suis retourné à ma place.

Je m’étais confessé.