Archives d’Auteur: Philippe Lestang

Deuxième version, avec les charismes, et quelques commentaires.

Il y a les fruits de l’Esprit; les dons de l’Esprit; et les charismes! Pas facile de s’y retrouver, d’autant que les listes comprennent certaines répétitions.

. Les fruits de l’Esprit (ou « le fruit ») sont énumérés par Saint Paul:
« Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Galates 5,22-23).

La tradition catholique a complété la liste et identifié symboliquement 12 fruits :
Amour, joie, paix, patience, bonté, longanimité, bienveillance, mansuétude, fidélité, modestie, continence, chasteté (CEC 1832).

. Par ailleurs il y a les dons de l’Esprit:

« Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l’esprit du Seigneur : esprit de sagesse et de discernement, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur » (Isaïe 11, 2).

À cette liste biblique des dons de l’Esprit on a rajouté la piété, sans doute pour atteindre le nombre sept qui symbolise la perfection et signifie ici la nouvelle création.

La sagesse : pour discerner ce que Dieu attend de nous et avoir le désir de la sagesse de Dieu qui est amour infini.
L’intelligence (discernement) : pour nous aider à approfondir et à comprendre la Parole de Dieu, bien sûr par notre intelligence, mais davantage par le cœur.
Le conseil : c’est se mettre à l’écoute de Dieu pour se laisser guider par lui. Il faut accepter dans la prière les « conseils » de Dieu, afin de discerner ce qui est bien et ce qui est mal.
La force : pour rester fidèles à l’Évangile et pour oser témoigner du Christ aux autres.
La connaissance : pour nous aider à mieux saisir le vrai sens de la vie, pour nous-mêmes et pour les autres.
L’affection filiale (piété): c’est aimer Dieu comme un enfant; ce don est aussi appelé « crainte » de Dieu. Ce n’est pas en avoir peur, mais c’est se rendre compte que nous devons toujours l’aimer de plus en plus.
La Crainte de Dieu : il ne s’agit pas d’une quelconque terreur. Il s’agit d’une juste distance à vivre pour s’ajuster à Dieu. Abandonner toute idée de « toute-puissance » personnelle pour entrer dans l’humilité libérante de l’Évangile
Tous ces dons sont étroitement liés les uns aux autres.

(Source: https://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Esprit-saint/Quels-sont-les-dons-de-l-Esprit-saint)

A la messe ce matin, après avoir comparé, idée classique, l’Esprit au vent – qu’on ne voit pas mais dont on voit les effets, le prédicateur (charismatique) a considéré – si j’ai bien compris – que les fruits sont  des effets, donnés à tout le monde, alors que les dons sont plus spécifiques: celui ou ceux que l’on reçoit (après le baptême dans l’Esprit?). Il faut en quelque sorte le demander plus spécifiquement (ou constater qu’on l’a reçu?).

. Et enfin il y a les  charismes, que Paul énumère aussi, notamment en 1 Co 12,8-10, que je résume et complète:

Parole de sagesse ; parole de science (« de connaissance »); images; dons de guérison ou  puissance d’opérer des miracles;  prophétie; discernement des esprits; parler en langues, don de les interpréter; discernement.

Un ou plusieurs de ces charismes sont reçus éventuellement par ceux qui ont demandé ou reçu le baptême dans l’Esprit.

Les dons de l’Esprit Saint seraient, d’après un article de La Croix, destinés à tous les chrétiens pour eux-mêmes; les charismes, eux, sont octroyés à certains pour l’édification de la communauté tout entière.

Ah! Et il y a aussi bien sûr « l’Esprit de Vérité » (Jean 15,26  et 16,12) …

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Dans les années passées, j’avais quelquefois participé au groupe de prière où je vais maintenant. Mais je le vivais comme une simple réunion, sans entrer vraiment dedans, sauf les fois où certains aspects ressemblaient un peu à des prières « non charismatiques », classiques; et quelquefois je me mettais à genoux, dans un coin (il y avait des piliers – c’était dans l’église – maintenant c’est dans une autre salle). Quand quelqu’un parlait, j’essayais de voir qui avait parlé, de le regarder – alors que les autres, eux, ne se retournaient pas.

Aujourd’hui je suis allé au groupe avec la conviction de faire partie du groupe: d’être de ceux qui ont demandé à recevoir l’Esprit, et sont convaincus de l’avoir reçu. Je n’avais pas trop le moral en arrivant (deux situations de personnes dont j’avais eu connaissance peu auparavant). Après vingt minutes, j’étais entré dans le groupe: je me sentais en paix; avec une sorte de chaleur – à peine sensible – à l’estomac; bien, en somme – c’est déjà beaucoup. Et maintenant que j’ai bien compris à quoi sert le groupe, et comment il fonctionne, il me reste simplement à prier, au milieu des autres.

Il reste – évidemment? – un problème majeur: c’est d’expliquer à des non charismatiques ce dont il s’agit !  Car certains peuvent peut-être venir une fois, et s’ils ont une autre culture chrétienne, ne pas du tout saisir ce dont il s’agit. Un ami de l’Emmanuel me disait – je l’ai peut-être déjà écrit –  que dans leurs groupes il y a un accueil, et que s’il y a des nouveaux on les prend à part (je ne vois pas très bien en pratique comment cela peut se faire). Et il me revient aussi mes tous premiers contacts avec les charismatiques, en 1989: l’idée n’était vraiment pas de mettre à part les nouveaux;  il me semble qu’il étaient convaincus qu’ils étaient « la vraie façon de pratiquer la foi », et ne se posaient pas la question des présupposés – ou des préalables – spirituels à franchir. Ils pensaient sans doute que Dieu s’en chargerait; ils n’avaient pas (assez) fait la théorie de leur pratique (d’où aussi mon texte ancien déjà cité, sur la difficulté du dialogue).
Avec mon expérience nouvelle, il faudra sans doute que j’exprime cet ancien texte assez différemment.


Maintenant que je suis engagé, avec le baptême dans l’Esprit, je participe au groupe de prière hebdomadaire, parce que c’est là qu’ensemble nous pouvons apprendre à recevoir ce que l’Esprit nous donne.
Sur les éléments successifs qui composent normalement le déroulement d’un groupe, voir:     http://www.croissonsenchrist.com/les-fondamentaux-de-la-priere-charismatique/

Il y a d’abord la louange; puis l’écoute pour recevoir des paroles ou autres; puis l’écoute de la parole (on s’assied, et on dit les phrases de la Bible que l’on ressent). Et enfin l’intercession.


Célèbre phrase de 2 Co 6. J’y ai pensé a posteriori; après la réflexion qui suit.

La messe venait de s’achever; et au moment de quitter ma place, l’idée qui m’a traversé a été:
Ce qui est important maintenant, c’est d’être tourné vers le Seigneur; pas de bavarder ou de dire bonjour; c’est peut-être maintenant, à cet instant, qu’il va me dire quelque chose.
Cela ne m’a pas empêché de dire bonjour à quelques uns à la sortie; mais l’essentiel était pour moi ce souci d’attention à l’instant: être et non pas agir; être attentif intérieurement, et non superficiel.


Ce matin en ouvrant les volets j’ai admiré la croissance si rapide de la végétation, et écouté le chant des oiseaux. Et j’ai pensé que tout cela est sorti de si petites graines, de si petits oeufs!

Je me suis dit que moi aussi, Dieu me fait pousser; me fait découvrir de nouveaux aspects de la spiritualité; me transforme intérieurement, et tellement !

Il me fait agir aussi, faire des choix qui n’ont l’air de rien, mais où parfois je vois son influence, après.

Dieu nous affine..
Et j’ai pensé, comme nous étions à table et mangions du fromage: il est le divin affineur ! 🙂


En arrivant un peu avant midi dans la chapelle où nous allons à la messe, j’ai regardé les bancs déjà bien remplis (il y a une retraite), et j’ai pensé: nous sommes là pour le combat.
Nous prions, et un peu partout dans le monde il y a des gens qui souffrent, qui doutent, qui se perdent dans le mal; il y a de la misère spirituelle.
Nous sommes là pour participer au combat, pour que Dieu nous transforme intérieurement et nous utilise comme cela lui convient, quand cela lui convient – et nous ne le saurons pas forcément.

Nous sommes là pour nous sanctifier, et avoir conscience de cette immense « tout » auquel nous participons, et où Dieu agit.

Prier pour le monde, ou pour telle ou telle intention, et agir sous la conduite de l’Esprit, c’est être des acteurs de l’immense transformation du monde – matérielle et spirituelle – qui se produit, et que nous pouvons mieux voir avec les yeux de la foi.


Les sept semaines de préparation au Baptême dans l’Esprit s’achèvent ce soir. Nous sommes 5 à avoir suivi ce temps de préparation, et ce soir nous demanderons à recevoir plus pleinement l’Esprit Saint, comme un certain nombre de chrétiens le reçoivent depuis les années 1900.

Ce fut pour moi une période où j’ai eu le sentiment d’être porté: de recevoir peu à peu toujours davantage, de vivre toujours plus dans la paix et la clarté. D’être dans l’Esprit.

Le principe d’une préparation en 7 semaines me paraît excellent: avec à la fois des textes bibliques à méditer (un différent chacun des 50 jours), des textes de fond comme celui-ci, et un (léger) accompagnement spirituel.

Je ne suis plus le même qu’il y a sept semaines.
Qu’est-ce que j’attends du « baptême » de ce soir? Rien et tout!  Comme un fiancé connaît déjà sa fiancée, je sais déjà en quelque sorte vers qui je m’engage. Ce sera nouveau, mais sur la base de ce que je sais déjà.

Parlerai-je en langues? On m’a expliqué depuis assez longtemps que cela n’avait rien d’obligatoire (les exceptions sont assez rares cependant), ni d’immédiat. Paul explique d’ailleurs que c’est le plus petit des charismes.

Nous sommes cinq, mais, si je puis dire, nous passerons individuellement. On me posera 3 questions, que je tâcherai de bien me rappeler. Je sais que l’une d’elles est (justement) d’accepter les charismes que le Seigneur choisira de me donner. Les frères et soeurs (une quarantaine dans ce groupe) me donneront éventuellement une parole qu’ils auront reçue pour moi. On me remettra un petit document récapitulant les paroles, textes et images reçus: pour moi seul. Puis ce sera le tour du suivant (de la suivante – il y a 4 femmes, je suis le seul homme).

Je vais aller à la messe dans un quart d’heure… L’évangile d’aujourd’hui (mardi de Pâques B) est justement Actes 2,36-41 : le discours de Pierre le jour de la Pentecôte. C’est aussi le texte par lequel je conclus mon livre « Le royaume de l’amour ».

Alleluia!